Historique

Zouaves fondateurs de Piopolis

Qui étaient les quatorze zouaves fondateurs de Piopolis?

  1. Alexandre Lacroix de Montréal
  2. Alfred Gaumont de Ste-Julie de Somerset (seul zouave dont Piopolis conserve la dépouille mortelle)
  3. Amable-Elzéar Cloutier de Ste-Julie de Somerset
  4. Arthur Pennée de Québec
  5. Charles Langlais de Kamouraska (il sera le premier maître de poste en 1872)
  6. Clovis Fortier de Québec
  7. Emery Cloutier de Montréal
  8. Isidore-Odilon-Arthur Champagne de Berthier
  9. Joseph-Damien Leclaire de Berthier
  10. J-Ulric Moreau de Montréal
  11. Louis Blanchard de Saint-Hyacinthe
  12. M. Blaire
  13. Odilon Martel de Warwick (il fut le premier marguillier en 1890 et il est demeuré 38 ans à Piopolis avant de déménager à Lac-Mégantic)
  14. William Hamer de Sherbrooke

Histoire de l’origine des zouaves pontificaux

Victor-Emmanuel, roi de Sardaigne, a entrepris d’unifier l’Italie pour en faire un seul et même royaume et convoite les États pontificaux. Le problème est délicat car Rome appartient au pape Pie IX et celui-ci refuse d’abdiquer.

Au printemps 1860, malgré ses efforts, le pape Pie IX perd le tiers des États pontificaux. À l’automne, les troupes pontificales composées de 10 000 hommes firent face à une armée de 60 000 soldats. C’est la défaite des troupes pontificales.

Suite à cet échec, Pie IX fit appel à tous les jeunes gens de bonne volonté en provenance de tous les pays catholiques à travers le monde. La cause papale fut bien accueillie parmi les fidèles catholiques.

Ils forment l’armée la plus hétéroclite jamais rassemblée. En effet, on retrouve dans ces régiments des hommes de plusieurs pays. En dépit de leurs différences : langue, culture et coutumes, ils doivent en toute hâte apprendre les rudiments de base de la guerre. Leur formation est beaucoup plus religieuse que militaire.

Pendant dix ans, les volontaires volent au secours du pape et affluèrent de partout. Ils proviennent de 22 pays différents.

Pour les zouaves pontificaux canadiens, ils furent nombreux à participer à cette guerre et ils étaient majoritairement québécois. En tout, 507 zouaves, regroupés en 7 contingents, furent recrutés et 388 d’entre eux firent le voyage pour les États pontificaux à partir du 10 mars 1868.

En 1870, c’est le départ des zouaves pontificaux français qui étaient stationnés autour de Rome depuis 1864. La France s’était engagée dans une guerre contre un autre pays. Alors, Rome devint vulnérable et l’armée italienne réussit bientôt à envahir ce qui restait des États pontificaux.

Le 20 septembre 1870, le Pape ordonne la reddition de ses troupes et Rome est rattachée au royaume d’Italie.

Après entente avec les forces ennemies, l’acheminement des zouaves se fit en grande partie par voie maritime jusqu’à la frontière de leurs pays respectifs qui assumaient les frais de rapatriement.

Malgré le fait qu’ils se soient enrôlés pour se battre, très peu de zouaves canadiens n’eurent l’occasion de se mesurer à l’adversaire. Aucun Canadien ne périt dans cette guerre.

Quelques mois après leur retour de l’Europe, un groupe de zouaves canadiens au nombre de quatorze viennent d’acquérir des lots de défrichement aux confins du diocèse des Trois-Rivières, dans le canton de Marston, sur le bord d’un lac nommé Mégantic pour y bâtir une nouvelle cité dédiée au Pape Pie IX qu’ils avaient servi à Rome.

Le 18 avril 1871, les zouaves quittèrent Montréal avec leur missionnaire l’abbé Alphonse Séguin sous l’invitation de Mgr Ignace Bourget évêque du diocèse de Montréal. Le chemin de fer les conduisit à Sherbrooke. De là, ils se rendirent à Winslow par diligence et le reste du chemin, soit une distance d’une trentaine de milles, est franchie à pieds à travers les bois. Ils arrivèrent à destination le 21 avril. Ils y trouvèrent un camp de bûcherons d’une seule pièce au rez-de-chaussée et d’un grenier avec un plancher mal ajusté qui sert de dortoir.

L’abbé Séguin accomplit un travail qui consiste à encourager les zouaves contre d’éventuels découragements ou encore contre les Écossais déjà établis dans ce comté; car ceux-ci voyaient d’un mauvais œil l’arrivée des Canadiens-Français.

Le 24 septembre 1871, la nouvelle colonie est déjà organisée. De nouveaux colons arrivent de jour en jour…

C’est ainsi que Piopolis naquit. Le nom signifie «ville de Pie» ou «ville du Pape» en l’honneur de Pie IX.

 

Dates significatives depuis l’arrivée des zouaves

1884 Début de la construction du chemin du Vieux-Village (route 263).
1906 Construction de la route des Pionniers. Elle sera abandonnée plus tard et rouverte dans les années 1990.
1907 Installation d’une ligne téléphonique.
1920 Piopolis possède une centrale téléphonique.
1927 Début de la construction du chemin de la Rivière-Bergeron.
1932 La paroisse compte 37 familles pour une population de 523 «âmes».
1944 Des trottoirs de béton remplacent les trottoirs de bois dans le bas du village.
1946 Début de l’ouverture des chemins en hiver par des entrepreneurs.
1947 Construction de la «tour à feu» et d’une caserne de pompiers.
1948 à 1950 Installation de l’électricité à Piopolis par la Shawinigan Water and Power Company.
1956 Transformation d’une vieille école en garage municipal.
La Municipalité ouvre les chemins en hiver.
1958 Marston-Sud devient Piopolis.
1965 La vieille école du village devient une salle paroissiale.
1970 Début de la cueillette des déchets domestiques.
1971 Piopolis fête ses 100 ans.
1978 La route entre Woburn, Piopolis et Marston devient la route 263.
1980 Ouverture de la bibliothèque municipale.
Piopolis donne des noms à ses rues et à ses rangs.
1985 Piopolis fait partie de la MRC du Granit.
1986 Attribution des numéros civiques aux résidences.
1990 Piopolis se proclame municipalité unilingue francophone.
2001 Acquisition du couvent pour en faire l’édifice municipal.
2004 Incendie du camion et du garage municipal.
2009 L’église du village fête son centenaire.
2010 Visite des ambassadeurs de la région de Mégantic.
2010 Mise en fonction du nouveau réseau d’aqueduc et égout au village.
  • Séance ordinaire du Conseil municipal  le lundi 1er mai dès 19 h à l'édifice municipale.
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